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1. Le déficit commercial se réduit, mais pas par un gain de compétitivité. En août 2026, le solde de la France passe à −6,1 Md€ (+0,5 Md€ sur juillet) parce que les importations reculent (−0,9 Md€, à 60,3 Md€) plus que les exportations (−0,4 Md€, à 54,2 Md€). Les exportations pâtissent surtout des livraisons aéronautiques vers le Proche et Moyen-Orient, et les importations de moindres achats de matériels de transport et d'hydrocarbures. Sur douze mois, le déficit continue de se creuser (−62,7 Md€). Autre signal : le nombre d'exportateurs vers les États-Unis a nettement augmenté au deuxième trimestre, surtout des petites structures.
2. Le fret Asie-Europe poursuit sa remontée. Le World Container Index de Drewry gagne 2 % au 22 octobre, à 4 585 $ par conteneur de 40 pieds, tiré par l'Asie-Europe et le transpacifique. Shanghai-Rotterdam monte de 3 % à 3 632 $ et Shanghai-Gênes de 5 % à 4 152 $, après des hausses de 6 % et 7 % une semaine plus tôt. Les armateurs cherchaient à imposer des taux FAK de 4 500 à 4 800 $ depuis le 19 octobre ; reste à voir si la hausse tient face à la capacité disponible sur la ligne.
3. Trois chantiers réglementaires à suivre. L'EORI SIRET sera désactivé au second semestre 2026 (date annoncée à l'avance) au profit de l'EORI SIREN. Le MACF (ajustement carbone aux frontières) est pleinement applicable depuis avril. La franchise des petits colis de moins de 150 € a pris fin le 1er juillet, avec un droit forfaitaire européen de 3 € par article.
1. Une économie à l'arrêt sous le choc de l'énergie. Au deuxième trimestre 2026, le PIB est stable (0,0 % après −0,2 %) et le pouvoir d'achat des ménages recule nettement (−0,6 % par unité de consommation). La consommation de biens se replie en août (−0,5 % après +0,4 %), et la confiance des ménages reste dégradée (indice 86 en septembre).
2. L'inflation repart. Les prix à la consommation augmentent de 3,1 % sur un an en septembre 2026, tirés par l'énergie après le conflit au Moyen-Orient. Dans ses projections de septembre, la Banque de France attend 2,3 % en moyenne sur 2026 puis 1,9 % en 2027, et l'Insee voit 2,9 % en fin d'année dans sa note de conjoncture.
3. L'emploi se détériore. Le chômage atteint 8,3 % au deuxième trimestre (+0,2 point) et l'emploi salarié privé recule de 0,1 %. La Banque de France prévoit 8,4 % en fin d'année, avant une décrue lente jusqu'à 8,0 % en 2028.
4. Les prévisions de croissance restent basses. Banque de France : +0,4 % en 2026, +0,9 % en 2027, +1,2 % en 2028, avec un investissement privé freiné par le resserrement du crédit et l'incertitude budgétaire. La Commission européenne (prévisions de printemps) voit un déficit public de 5,1 % du PIB en 2026 et 5,7 % en 2027, avec une dette autour de 120 % du PIB en 2027.
1. Les élections locales du 28 novembre sont le test politique de l'année. Ce scrutin « 9 en 1 » renouvelle 11 051 postes dans les 22 villes et comtés. À Taipei, le maire sortant Chiang Wan-an (KMT) est rattrapé par Puma Shen (DPP) : un sondage de fin septembre les donne à 1,2 point d'écart. À New Taipei, une enquête place Su Chiao-hui (DPP) 13 points devant Lee Shu-chuan (KMT), mais d'autres instituts donnent des résultats contradictoires. Le KMT dirige 14 des 22 exécutifs locaux. Un mauvais score fragiliserait la présidente du KMT Cheng Li-wun ou, côté DPP, le président Lai avant la bataille des investitures de 2028.
2. Le ton de Lai est resté mesuré. Son discours de la fête nationale du 10 octobre s'est concentré sur l'économie et le social, avec peu de place pour la sécurité. Pékin l'a tout de même accusé de séparatisme : pas de dégel, mais pas d'escalade verbale non plus.
3. La pression chinoise s'étend aux garde-côtes et aux familles. Le 24 octobre, l'administration des garde-côtes taïwanaise dit que Pékin associe bateaux de milice et garde-côtes pour étendre la « préparation du champ de bataille » autour de l'île, et que Taipei y voit une répétition possible d'un blocus maritime. Elle demande aussi à Pékin de ne pas exploiter les typhons pour affirmer sa juridiction sur le détroit, après que des navires chinois ont suivi huit garde-côtes japonais abrités à l'ouest de Taïwan. Selon un rapport de l'Institute for the Study of War, Pékin cible probablement les familles de « séparatistes », dont l'entreprise du père du candidat DPP Puma Shen. Plus tôt, le porte-avions Liaoning avait franchi le détroit de Miyako pendant cinq exercices chinois simultanés.
4. La désinformation est un enjeu de campagne. Le DPP a réuni des experts le 19 octobre : selon eux, la Chine utilise des outils d'IA bon marché pour diffuser de fausses informations avant le vote.